La fabrication d'alarmes et de matériel de vidéosurveillance est un secteur en forte croissance depuis 10 ans. Le marché mondial s'élevait ainsi à 14.1 milliards de dollars en 2013. En France, les cambriolages dans les habitations principales ont augmenté de 7% en zone urbaine et de 1.3% en zone rurale entre 2012 et 2013. Les principaux groupes présents sur le marché sont Pelco, UTC Fire & Security, Anaveo, Tyco Fire and Integrated Solutions et Delta Dore. Les politiques de lutte contre l’insécurité sont une aubaine pour les fabricants. L’Etat incite, par l’intermédiaire d’un cofinancement, les communes à s’équiper. Le nombre de caméras sur la voie publique a triplé (passant de 20.000 à 60.000) entre 2009 et 2011. L’image de la surveillance urbaine auprès de l’opinion publique s’est améliorée et une majorité de Français l’approuvent dorénavant.

Les entreprises pour la protection des usines et des bureaux sont également très intéressées par ces technologies. Le marché de la sécurité électronique  et de la sécurité physique attire de nouveaux acteurs tels que des groupes d’électronique et de défense, des groupes informatiques et récemment des opérateurs télécom. La concurrence a provoqué une baisse des prix et incite les fabricants à proposer régulièrement de nouvelles technologies. La « vidéosurveillance intelligente » capable d'analyser l'image pour en tirer des conséquences représente l’avenir du secteur.
 
 


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PELCO

  • Pays : France
  • Group revenue : 506 M$ (CA global 2006)
  • Position : Fabricant de matériel électrique

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Pelco, racheté par Schneider Electric en 2007, est un des fournisseurs de produits les plus recherchés de l'industrie de la vidéo et de la sécurité. Créé en Californie, Pelco a forgé son succès en équipant les casinos américains. La présence internationale de Schneider Electric lui ouvre de nouveaux horizons.


ANAVEO

  • Pays : France
  • Group revenue : 41 M€ (CA France 2013)
  • Position : Fabricant de vidéosurveillance

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Fondé en 2001, Anaveo est le premier fabricant de vidéosurveillance en France. L'entreprise est également installateur de solutions intelligentes. 5000 sites sont actuellement équipés des systèmes de vidéosurveillance Anaveo. Le groupe consacre 6 à 7% de son chiffre d'affaires dans la R&D.


UTC FIRE & SECURITY

  • Pays : Etats-Unis
  • Group revenue : 31M$ (2013)
  • Position : Solutions de sécurité électronique et de protection incendie

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UTC Fire & Security fournit des solutions de sécurité électronique et de protection incendie à plus d’un million de clients à travers le monde. Les rachats de Chubb en 2003 puis d'Initial Delta Sécurité en 2008 renforce son leadership mondial sur le marché de la sécurité incendie et de la sécurité électronique.


TYCO FIRE AND INTEGRATED SOLUTIONS

  • Pays : Etats-Unis
  • Group revenue : 42 M€ (2013)
  • Position : Expert en sécurité incendie

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Tyco possède trois spécialisations : Flow Control, Tyco Fire Protection, Tyco Security Solutions. Concernant la sécurité, Tyco est un important fournisseur de solutions de sécurité électronique et télésurveillance.


DELTA DORE

  • Pays : France
  • Group revenue : 83.6 M€ (2013)
  • Position : Expert en alarme et sécurité

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Créée en 1970 en Bretagne, l'entreprise Delta Dore est un des leaders français de l’électronique appliquée à la gestion thermique des bâtiments, aux automatismes, à l’alarme et à la domotique/immotique. Elle s'est lancée dans les systèmes d’alarme depuis le rachat de la société Talco en 2000. Delta Dore possède des filiales en Espagne, Allemagne, Pologne, Chine et Italie.



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Le marché des alarmes et du matériel de vidéosurveillance

Jean-Marc Prunet, PDG MyFox
BFM Business - 30 Décembre 2014

Grégoire Favet : MyFox fera partie des entreprises représentées au CES de Las Vegas. Nombreuses entreprises françaises qui seront sur place et c’est Jean-Marc Prunet président de MyFox qui est avec nous. […] On va parler de la maison connectée mais juste, je regardais la date de création de l’entreprise, 2005 ! Pour une entreprise qui travaille dans le monde des objets connectés, de la sécurité connectée dans la maison. Vous faites presque figure d’ancien là ? Cela fait presque 10 ans que vous êtes sur ces marchés là et sur ces produits-là ?

Jean-Marc Prunet : Absolument, nous sommes un pionnier puisque on a été les premiers à faire une alarme connectée en 2009, à l’époque où on ne parlait pas encore d’objets connectés.

Grégoire Favet : Spin-off du CNRS d’ailleurs, si on veut…

Jean-Marc Prunet : Alors, Spin-off, non… Spin-off est une entreprise industrielle familiale mais en collaboration avec le CNRS pour nos premières technologies.

Grégoire Favet : Donc, sur la recherche et développement au départ donc, si votre métier de départ, votre métier de cœur, c’est la sécurité connectée dans la maison avec une technologie que vous avez mise dans un capteur, un capteur intelligent, j’ai vu, qui permet de faire la différence entre « J’ai un cambrioleur qui cherche à s’introduire chez moi » et puis « Quelqu’un qui ouvre la porte tout simplement ». Ce n’est pas de la détection de personne, ça va beaucoup plus loin que cela en fait ?

Jean-Marc Prunet : Vous avez tout compris, je ne sais pas quoi ajouter. C’est effectivement la sécurité, je ne dirai pas connectée, parce que connecté c’est une façon de caractériser.

Grégoire Favet : On est connecté partout maintenant ?

Jean-Marc Prunet : Exactement ! On caractérise une révolution industrielle qui est réelle. Mais c’est la sécurité, et cette sécurité effectivement, quand… le fait de la connecter permet de réinventer l’usage, de résoudre des problèmes qui n’étaient pas résolus et le premier auquel on s’est attaqué c’est de se dire qu’une alarme ne devrait pas vous prévenir que quelqu’un est chez vous, en train de partir avec un butin et peut possiblement de dégrader ou de vandaliser votre maison, elle devrait l’empêcher de rentrer. C’est ce qu’on fait, on détecte quelqu’un qui essaie de fracturer la porte, on déclenche l’alarme avant l’intrusion et donc on empêche l’intrus de s’introduire chez vous !

Grégoire Favet : Et ça technologiquement, enfin, c’est compliqué à élaborer ! D’avoir un capteur qui est capable de faire la différence, qu’est ce qu’on mesure, qu’est ce qu’on va chercher à mesurer pour savoir que c’est une intrusion et que ce n’est pas, je ne sais pas… le fiston de la famille qui rentre à la mauvaise heure, qui rentre en retard, qui a oublié sa clé, enfin comment on fait pour différencier tout cela justement ?

Jean-Marc Prunet : Ce sont de dizaine de milliers d’heures de R&D, de la propriété intellectuelle, plusieurs générations de produits puisque chaque porte est différente, chaque environnement est différent. Et sur chacun de ces environnements, il faut faire la distinction entre ce qui est normal, un ballon qui frappe sur la porte, le vent et quelques choses d’anormal, un pied de biche, une perceuse, un coup de masse ou quelqu’un qui essaie de dégonder une porte, la faire sortir de ses gants.

Grégoire Favet : Bon alors, je disais sécurité connectée parce qu’évidemment j’imagine que ce capteur ou cette alarme intelligente est relié à mon smartphone, où que je sois, j’imagine, je reçois des données, ce qui se passe chez moi. Alors après vous avez essaimé dans la maison c'est-à-dire que l’idée de départ, c’était cette alarme connectée, ensuite vous êtes allés dans ce qu’on appelait, on appelle encore cela la domotique ? Cela existe encore ce terme ou c’était le terme d’il y a 20 ans de cela ? Avant que cela existe.

Jean-Marc Prunet : Oui, cela existe encore ! Voilà. On l’appelle aussi aujourd’hui maison connectée pour caractériser le fait que c’est en train d’être réinventé. En effet, l’un des bénéfices de le connecter c’est que on ouvre une évolutivité, une facilité à aller plus loin dans la maison, et donc, à ne pas se contenter de s’intéresser à la sécurité mais aussi à tout le contrôle du confort et de l’économie d’énergie dans la maison.

Grégoire Favet : Bon, comment est ce que vous allez justement évoluer ? C’est quoi la stratégie face aux grands acteurs évidemment aux poids lourds du secteur qui s’intéressent évidemment à ce marché là ? C’est quoi la stratégie d’un acteur français comme MyFox ?

Jean-Marc Prunet : Alors, d’abord, dans le secteur aujourd’hui nous sommes le leader en France dans la sécurité connectée et la maison connectée et clairement l’un des leaders dans la sécurité tout court dans la distribution grand public. Ensuite, vous avez raison c’est un marché mondial. Aujourd’hui, on a des marchés régionaux, on a aujourd’hui des gens qui s’appellent Apple, qui s’appellent Google, qui sont en train de mettre en place des plates formes qui veulent devenir le hub de la maison connectée et de nos vies connectées. Il va s’en suivre l’émergence.

Grégoire Favet : Oui ! Le tableau de bord, le centre de contrôle on va dire !

Jean-Marc Prunet : Exactement en fait, et qu’ils veulent résoudre l’un des problèmes de la domotique, que vous mentionniez comme telle tout à l’heure, qui est l’absence de compatibilité entre tous les produits et les services de la maison. Google et Apple et d’autres veulent résoudre ce problème là. Ils vont y arriver, on le croit, à travers ces plates formes, nous, on a vocation à faire partie de ces plates formes là et à ce que toute l’innovation à la façon dont nous réinventons la sécurité de la maison soit rendue disponible non seulement en France mais en Europe où nous avons signé des accords de distribution un peu partout et aux Etats-Unis qui est notre prochain grand objectif. Nous venons de créer notre filiale aux Etats-Unis.

Grégoire Favet : Ah oui ! Pour cibler le marché américain ?

Jean-Marc Prunet : Exactement ! Ce que nous annonçons au CES en Janvier à Vegas à vocation à porter le développement de MyFox à l’international et notamment aux Etats-Unis.

Grégoire Favet : C’est quoi les taux d’équipement aujourd’hui ? Alors dans des pays, je ne sais pas, comme les Etats-Unis ou comme la France, le taux d’équipement de ces appareils connectés que ce soit les alarmes ou autres d’ailleurs enfin, on en est où ? C’est juste les prémices ou est-ce qu’il y a déjà là quelques choses, un début de révolution qui s’est faite là ?

Jean-Marc Prunet : Non, ce sont les prémices. On en parle beaucoup quand on est industriel, quand on est dans les médias. On en parle beaucoup parce que je crois que c’est une véritable révolution industrielle qui sera encore plus puissante et va changer nos vies encore plus profondément que la révolution internet de la fin des années 90. Ceci étant, on en est qu’au début, il va y avoir une phase de rationalisation. Seuls, les objets qui ont une véritable valeur d’usage pérenne vont traverser cette révolution. Parce qu’il y aura une maturation comme dans toute révolution et des taux de pénétration assez faible où on est aujourd’hui. Je n’ai aucun doute qu’on va arriver à des taux de pénétration extrêmement élevés, et je pense que 2015 sera une année charnière et la photo du marché pour les objets connectés, d’une manière générale, et en particulier la maison connectée sera très différente dans un an.

Grégoire Favet : Il y a peut être une chance pour vous là. La loi va nous obliger tous à avoir des détecteurs de fumées à partir du 1er Janvier, je crois que c’est cela Jean-Marc Prunet ? Vous savez mieux que moi. Mais, j’imagine que pour beaucoup de Français ce sera peut être le premier objet connecté lié à la maison qui va s’introduire chez eux ?

Jean-Marc Prunet : Oui absolument ! Alors, je le souhaite mais les Français sont assez peu sensibilisés aujourd’hui à cela. Donc il y a une révolution culturelle à faire autour de la détection de fumée clairement.

Grégoire Favet : D’accord, on ne sait pas que… Bon ! Ambition sur le marché américain c’est un secteur qui va se rationaliser vous dites, qui va se consolider ? Enfin, vous avez vocation vous-même à faire partie d’une consolidation. C’est un marché qui est très éclaté aujourd’hui, j’imagine qu’il doit y avoir quand même pas mal de petites start-up qui sont sur ces segments de la sécurité ou même plus largement sur le thème de la maison connectée ?

Jean-Marc Prunet : Oui, vous avez raison. La consolidation, on l’a déjà commencée dès 2014 puisque, vous avez peut être suivi que, Google a commencé à faire des acquisitions notamment avec Nest. Nest, elle-même, avec un certain nombre de participation, Samsung également. Donc, on peut imaginer que ce mouvement de consolidation en provenance des géants du digital comme les industriels traditionnels se poursuivent sur l’année 2015. Après MyFox, c’est une aventure entrepreneuriale, humaine, familiale, fantastique. Et donc pour le moment, on se focalise sur le développement de ce que nos équipes font merveilleusement tous les matins en termes d’ingéniosité et d’énergie.

Grégoire Favet : Et votre métier ? Cela restera la sécurité ? Enfin, c’est là-dessus, là aussi, dans la stratégie de différenciation que vous voulez avoir, c’est mettre en avant le fait que votre métier c’est la sécurité avant tout ?

Jean-Marc Prunet : Exactement !

Grégoire Favet : D’accord ! Mais pas aller chercher d’autres segments ou alors à la marge, mais votre cœur de métier cela restera la sécurité ?

Jean-Marc Prunet : Cela restera la sécurité. Nous avons une approche résolument ouverte de compatibilité avec à la fois nos concurrents et les produits complémentaires de ce que nous faisons.

Grégoire Favet : […] Jean-Marc Prunet, Président de MyFox ! Bon voyage à Vegas aux côtés d’autres entreprises françaises présentes à ce grand Consumer Electronics Show de Las Vegas qui commence début janvier.

[…]



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